mercredi 18 février 2015

Les deux étapes du scénario


On va essayer de simplifier les choses. On va, pour l'instant distinguer, deux moments très différents dans l'écriture d'un scénario. Certains pourraient en voir plus mais est-ce vraiment nécessaire ? En Chine on ne compte pas quatre saisons... mais jusqu'à vingt quatre ayant toute un nom différent. C'est probablement très bien, mais c'est en Chine.

Donc, mes deux moments. 1) le squelette 2) la chair.


Le squelette, c'est l'équation. On en peut pas faire l'économie de cette opération. Même si une super scène nous vient comme ça à l'esprit il faut se garder de l'écrire. Un scénario ne s'écrit pas scène après scène au grès de l'inspiration. On construit d'abord une équation qui fonctionne. Une équation qui mène à une chute. Cela fait, quand on sent que l'armature est solide, on met la chair sur le squelette, on écrit les scènes une à une et dans l'ordre que l'on veut. 


James Hadley Chase qui a écrit un vrai gros paquet de romans, tous scotchants, et qui donc connaissait son affaire s'exprimait ainsi :


« Je travaille toujours de la même façon. Je m'assieds dans un fauteuil et j'attends. Un jour, une idée m'accroche et le plus souvent ne s'en va plus.
 J'attends encore, je la travaille, cela peut durer deux mois, je ne fais strictement rien d'autre que d'y penser.
 Elle se complique, se débrouille, évolue, se transforme. Je ne prends aucune note.
 Quand je sens qu'elle est au point, je me mets à écrire, directement à la machine.
 En travaillant très tôt le matin. Tout, absolument tout sort de là (il se tape le front avec le doigt)… » Entretien avec Jérôme Couturier pour le Nouvel Observateur en 1965


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