vendredi 13 mars 2015

Réaliser un film ou braquer une banque


Pourquoi est-ce que j'ai écrit « ou » ? Réaliser un film et braquer une banque, c'est strictement la même chose ! C'est un signe égal que j'aurais du coller entre ces deux termes. Vous avez vu Violent Saturday ? Non ? Lee Marvin et ses potes se font une banque et se planquent chez des amish. C'est futé : les amish n'ont pas le téléphone, pas d'armes. Le seul hic c'est qu'en guise de taxi ils choisissent Victor Mature. Ça, c'est moins futé.

Les plus observateurs me feront remarquer qu'il leur était difficile de savoir que Victor Mature avait, à ce moment là, des problèmes avec son mioche qui lui reprochait de n'être pas aller faire la guerre en Corée mais d'être resté à l'arrière. Voudra se racheter aux yeux de son gniard, Mature. Compréhensible. Bref, c'était compliqué de savoir tout ce qu'il y avait dans la tête de Mature et pourquoi il fallait surtout pas choisir ce type comme chauffeur... sauf que d'un autre côté ils auraient dû ! Négliger ce point c'est juste se gaufrer sévèrement et clamser dans une ferme tenue par un barbu bigot vêtu de noir. Pour des gars qui rêvaient de Miami et de filles délurées, c'est ce qu'on appelle un sacré forage.

Si j'avais un braquage à réaliser je vérifierais deux fois plutôt qu'une les bougies de la 405. Pour un tournage c'est pareil. Double check du matériel et des personnalités de l'équipe (pas question d'embarquer un Mature en mal de revanche ou un schizo ou une diva qui fera chavirer le frêle esquif). Vingt ans à casser des cailloux pour un problème d'allumage ou des plans ratés pour un petit bout de câble manquant, des vis foirées ou un caprice, je ne sais ce qui est le plus rageant. Non, c'est pareil. Pareil.

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