mardi 19 mai 2015

Dwan : le cinéma réduit à quelques pros


Voui. Voui, il s'agissait bien du Bord de la rivière. Des petits futés m'ont rappelé que Sept hommes à abattre c'est aussi : « un désert, une valise (un coffre en l'occurence) plein de fric, des flingues » mais vu que ce dernier est un petit court question filles à poil on le classera donc un cran en dessous du film de Dwan.

A vrai dire il y a pas de question de cran, on adore tout autant Boetticher, mais il y a deux excellentes raisons pour lesquelles on souhaite se pencher encore une fois sur le cas de Dwan. 

1) Bien évidement en vertu de sa production hors norme. Tout le monde n'a pas réalisé 600 ou 800 films. Quand je dis que cet art s'apprend par la pratique et qu'il ne faut pas hésiter à tourner

2) Parce que Dwan représente ce point limite de la pauvreté où s'il venait à manquer un truc de plus on planterait définitivement le film.

Regardez un film de Dwan avec attention. Cherchez les figurants. Non, il y en pas. Trop chers. Cherchez les plans autres que de studio, les voitures qui dévalent des rues, qui arrivent et se garent devant des bâtiments. Non, non plus, y a pas. Trop cher encore. Excepté des comédiens, un chef opérateur de génie (John Alton), un musicien de talent (Louis Forbes) et un décorateur ultra démerdard (Van Nest Polglase) qui va faucher des bouts de décor sur les autres plateaux avant qu'on ne les passe à la presse, excepté tout ça, … il n'y a plus rien ! Ça ne fait pas beaucoup, hein ! Eh, ben, lui, il arrive encore faire film !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire