lundi 25 mai 2015

L'Africain : l'erreur de casting (la faute à Stevie)


Vous connaissez le gamin écervelé qui livre les paquets dans Sabotage d'Hitchcock ? Voui ? Eh ben, c'est le même qu'on a chargé de transporter les fiches de casting lors la préparation de L'Africain. Bien entendu, il a eu quelques petits soucis. Bien entendu, elles ont été mélangées.

Non, Philippe de Broca n'était pas totalement sénile en 1982. Non, bien entendu, il n'avait jamais songé à Philippe Noiret pour incarner Victor… mais bien évidemment à Jacques François ! Bon sang, mais ça crève les yeux ! Cet accent british à deux balles auquel s'évertue le pauvre Jacques François : le rôle de l'administrateur de la réserve n'est pas pour lui. Seul un détraqué aurait pu songer à lui donner.

Et Noiret ? Noiret, qui à la vivacité de l'ours sortant d'hibernation, serait un casse-cou qui crapahute ? Enfin ! Noiret, il est fait pour caresser un violoncelle comme dans les Caprices de Marie ou se délecter de Marennes Oléron sous les tropiques. Un administrateur british en smoking, voilà, le rôle qui lui incombait tout naturellement.

Pas convaincu par ma démonstration ? Faisons-un tour du côté du sexe (car c'est une histoire d'amour et on sait où se loge ce sentiment chez les hommes). Rappelons-le l'Africain c'est cet homme héroïque qui va se donner comme projet de se taper Deneuve. Hm, ça semble douteux, n'est-ce pas ? Qui peut avoir envie de s'accoupler à un iceberg ? Une nature paresseuse comme Noiret ? Bien sûr que non ; pour un tel projet, il faut un queutard de première ! Je me tue à vous le dire : Jacques François était l'homme du rôle. Matez cette lueur lubrique dans son regard ! Si c'est pas une preuve !

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