samedi 30 mai 2015

Le cinéma français mangé à la sauce TAFTA



Je m'étais laissé aller - je sais plus dans quel billet c'était ; je crois que c'est - à un petit exercice de futurologie appliqué au cinoche. Bref, j'avais écrit que la TAFTA allait ratiboiser le cinéma français aussi sûrement qu'une bande de huns. Ouh la la, qu'est-ce que j'avais pas écrit ! C'est qu'on a un bouclier magique en France, une cape d'invincibilité (j'ai pas écrit d'imbécilité) ; « exception culturelle », qu'elle se se nomme !

Et puis, apparemment, je ne suis pas très informé car cette fameuse exception culturelle elle est exclue des négociations, cela ne sera pas dans le TAFTA. "Promis, juré !" qu'ils nous disent ! Bon, déjà, tant de bonté m'interroge : on nous gavera d'OMG on nous lavera à la javel mais nos petits films, le droit de voir les petits jeunes à poil de Christophe Honoré annoner Ovide, ça, l'ami américain il s'en soucie beaucoup et il voudrait pas nous en priver ? Euh... vous y croyez vraiment ?


Plus sérieusement, ce TAFTA ne tombe pas du ciel et se veut un levier dans une lutte de pouvoir à l'échelle mondiale. Le deal, qu'on fait miroiter à nos "élites" et qui explique qu'elle signeront, c'est l'obtention d'une ligne Maginot, de normes qui nous préserverons un tantinet de la concurrence asiatique et la dés-industrialisation (4.20). Entre le chômage et le cinéma français vous croyez vraiment que nos bien-aimés dirigeants hésiterons longtemps ? Oh, vous êtes mignons !

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