mercredi 10 juin 2015

Kung Fury : qui trop embrasse mal étreint


Bon, d'accord, ça ne vole pas très haut Kung Fury mais reconnaît que c'est enlevé ; on se fait pas chier, non ?

Un peu.

Ah bon, et où ça ?

Vers 0.34 et puis tout ce qui suit. Bon, je suis salaud, les mecs se sont donnés du mal mais, enfin, tout ça pour ça !

Je ne te comprends pas dr. C'était pas toi qui nous parlait des vertus du cinéma de genre ? C'était pas toi qui nous disait que le cinoche est un art impur qui n'a que faire des sujets élevés, que son élévation il la trouve à partir de motifs triviaux, bref, que c'est une rose poussant sur du fumier.

Assurément. Rien de tel qu'un petit polar, qu'une histoire banale de fric volé à la mafia pour toucher du doigt ce que c'est que le destin, le courage et autres grandes et belles choses.

Ben, dans Kung Fury t'en as du fumier ! T'as même que ça : le fumier cops, le fumier nazi, le fumier Kung fu, le fumier viking, le fumier hacker

Il aurait fallu choisir : prendre les cops et leur commissariat de merde et s'y tenir. Ou les vikings et rester dans le fjord. C'est fou le nombre de trucs intéressants qui peuvent se passer dans un fjord.

Tu penses à quelque chose ou à quelqu'un ?

Je sais pas... à Fleischer.

Oh, non, ça, c'est vraiment salaud d'aller sur le terrain de la virilité ! C'est sûr que comparer Kirk et son oeil en moins à cet ado à bandeau rouge... C'est vraiment pas sport.

L'art n'est pas sport, mon cher, et se rit des petits merdeux qui veulent faire les malins.

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