dimanche 12 juillet 2015

Conversation avec Cecil B. DeMille (1) : les maîtres sont éternels


Cecil, il faut que je te le dise franchement : je suis rudement content de pouvoir discuter avec toi.

Je t'en prie Corvo, c'est un plaisir et puis je vais pas te le cacher, je tourne moins, bref, j'ai du temps.

Ouais, je sais, c'est triste. D'autant plus triste que t'es un des plus grands.

Ah, c'est sympa. Je me suis toujours demandé comment les jeunes réalisateurs verraient mon travail trois quart de siècles plus tard.

Ben, faut pas délirer non plus ; la plupart sont neuneus... et ne le voient tout simplement pas !

Ah bon ?

A part ce que la pub leur commande d'aller voir, je doute qu'ils se glissent grand choses sous les yeux. Mais les autres, ceux qui sont de vrais réalisateurs, savent bien que les maitres sont éternels et il y a toujours plein de choses à y puiser.

Putain, ça fait plaisir d'entendre ça ! Je me suis donc pas cassé le cul pour rien.

Hm, ça, Cécil, j'sais pas. C'est peut-être là où le bât blesse : t'aurais probablement pas du tant te le casser, le cul.

????

Comment ? Tu ne sais pas ça ? C'est pourtant une des règles en cinoche : not too much !

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