jeudi 2 juillet 2015

Jacques Lourcelles (1) : mac-mahonnisme is not dead !


C'est un truc que les plus jeunes ont peut-être manqué mais il n'y a pas eu que deux revues (Les cahiers et Positif) de cinoche en France. Nan ! Dans les années cinquante et au début des soixante, il y en avait une troisième qui répondait au doux nom de Présence du cinéma et il s'y écrivait des choses rudement intéressantes. Les p'tits gars qui régnaient sur le truc veillaient aussi à la programmation du Mac-Mahon, près de l'Etoile, et avait donc gagné le doux surnom de mac-mahoniens.

Pourquoi je reviens là dessus ? Parce que Jacques Lourcelles ! Parce que Jacques Lourcelles était un de ces petits gars et qu'il a sorti dans les années 80 un bouquin essentiel : le Dictionnaire du cinéma. Le Dictionnaire du cinéma n'est pas un dictionnaire. C'est un e ruse ! Une manière imparable de piéger le lecteur, de le faire rentrer plus sûrement dans ce qui est un vrai bouquin de réflexion sur ce qui fait un film.


Les entretiens d'Hitchock avec Truffaut sont assurément un monument mais le Dictionnaire du cinéma est une école du regard. Connaître les caméras, les objectifs, l'ouverture optimal de chacun, les logiciels de montages, tout ça c'est très bien mais ce n'est pas en fait le principal pour casser la baraque en tant que réalisateur. Un bouquin peut vous y aider. Le plus cocasse : ce brûlot, véritable billet pour s'envoler pour Hollywood, est en vente libre et ne coûte que quelques euros (500 fois moins probablement qu'une année dans une école attrape-nigauds).

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