vendredi 3 juillet 2015

Jacques Lourcelles (2) : nature microscopique et tatillonne du cinéma


Je disais donc que le bouquin de Lourcelles faisait bien autre chose que de donner son avis sur quelques films, bref, qu'il était essentiel pour qui voulait comprendre la nature du cinoche (on peut le faire par soi-même en se collant devant des films mais ça prend plus de temps)

Des preuves ? J'en ai des tonnes ! Parce que je suis à la bourre pour aller travailler et pour ne pas vous assommer je vous cite juste ce petit passage tiré de la critique d'Intolérance de Griffith :

"Il (le cinéma) a compris que sa vocation était  d'être un microscope servant à scruter de petits  territoires, parfois des territoires plus vastes, mais alors strictement limités dans le leur cadre et leurs perspectives. 

Plus près de la nouvelle que du roman ou de la fresque, plus près de la pièce en un acte que la tragédie en cinq actes, le cinéma a décelé très tôt dans son histoire que sa grandeur tenait dans modestie et son intensité dans sa minutie. il senti que l'Idée devait s'effacer devant l'analyse et l'exposé des faits et que seul cet effacement pourrait, à la fin, servir l'Idée".

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