dimanche 5 juillet 2015

Jacques Lourcelles (3) : le cinéma, c'est quand Gary Cooper rentre dans un bar


Il y a quelques semaines de ça j'avais abondemment dégoisé sur La Rivière de nos amours. Bref, j'aime De Toth ! Lourcelles aussi qui se montre assez indulgent envers La Mission du commandant Lex, qui est tout de même cousue de fil blanc (peut-être que Lourcelles n'a jamais lu Blueberry). Quoi qu'il en soit, ce qui compte vraiment ce sont les petites perles dont il parsème sa critique du film. Il y en a plusieurs - qui touchent à la nature du western, au travail avec les comédiens - il y a surtout celle là :

"Tel plan de salon où Cooper, dans ses nouveaux habits civils, s'avance vers le bar, cadré en pied et accompagné par un travelling, restitue à l'acteur son allure à la fois dégagé et prudente, son élégance innée et aussi ce que l'on pourrait appeler son réalisme légendaire. Sans impact dramatique particulier, un tel plan qui n'est pas rare chez de Toth, donne l'impression, fugace mais intense, que le cinéma a été inventé pour montrer cela et rien d'autre que cela."

Incapable de s'en tenir à la critique d'un film, le père Lourcelles ! Faut toujours qu'il aille piocher la nature même du cinoche ! J'aime.

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