jeudi 21 janvier 2016

Les leçons du Viandeur : le texte à la virgule près

Allez, mon vieux, faites un effort un effort de mémoire !

Dis-donc, c'est trop con, ce que tu viens de nous conter. Il y a peut-être un moyen de se refaire. T'as fait plusieurs prises de ton plan un peu limite au niveau du son ? Oui ? Eh, ben, t'as qu'à jouer les couturières : tu prélèves dans une prise un peu plus satisfaisante au son , les mots, les portions de phrases, qui viendront raccommoder ta prise chérie mais défaillante.

Mais c'est brillant. Quelle différence tu fais entre : « si tu crois que tu m'arranges », « si tu crois que tu me rends service » et « si tu crois que tu m'aides » ?

Aucune. Ça veut dire la même chose.

Sauf que les mots ne sont pas les mêmes et pour jouer les couturières comme tu me le suggérais si génialement : bernique ! 

Voilà ce qui arrive quand on est trop gentil.

Il faut l'être. Il faut permettre au comédien de s'approprier son texte et ne pas hésiter à changer quelques mots si ceux initialement proposés sont étranger à son vocabulaire. Tant que le sens reste les même et que l’architecture du dialogue est conservée. Mais avant ! Ce genre de chose on le fait avant, lors des répétitions. Le jour du tournage : c'est à la virgule près ! Ah, je vais devenir sadique !

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